
Kash Patel avait promis de « pourchasser » les membres de Handala « avec toute la puissance des forces de l’ordre » américaines. Huit jours plus tard, c’est lui qui se retrouve sur la liste des victimes affichée par le groupe. Le FBI l’a confirmé vendredi soir : des acteurs malveillants ont bien ciblé les informations de messagerie personnelle du directeur Patel, et le bureau a pris « toutes les mesures nécessaires pour atténuer les risques potentiels ». Toutefois, selon le porte-parole du FBI, les informations en question sont « de nature historique » et « n’impliquent aucune information gouvernementale ».
Sur le fond, c’est exact. Les e-mails volés semblent dater d’environ 2011 à 2022 et comprennent des correspondances personnelles, professionnelles et de voyage. Rien sur les opérations en cours du FBI. La plupart des messages datent d’entre 2010 et 2012, et le plus récent est un reçu de billet d’avion de 2022. Handala a aussi publié des photos plus personnelles de Kash Patel qui n’avaient jamais circulé publiquement.
Les métadonnées des fichiers publiés indiquent par ailleurs que le hack a eu lieu avant le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Handala a simplement attendu le bon moment pour sortir les données et ce moment, c’est la saisie de ses domaines par le FBI la semaine dernière. Le groupe a réagi en affirmant avoir voulu « répondre à cette ridicule démonstration d’une façon dont on se souviendra pour toujours ».

Selon Gil Messing, directeur de cabinet chez Check Point, l’opération hack-and-leak contre Kash Patel fait partie d’une stratégie visant à embarrasser les responsables américains et à les « faire se sentir vulnérables ». Les Iraniens, dit-il, « tirent tout ce qu’ils ont ».
Source : Reuters (accès payant), Le Monde Pixels