Habiter la Lune (et plus tard Mars) ne peut pas se faire sans énergie. L’électricité est une constante obligatoire à toutes missions d’explorations lointaines. Si les panneaux solaires sont une solution (utilisée par les rovers depuis des décennies), leur production n’est pas fiable. Elle tombe même à zéro pendant les longues nuits lunaires, qui durent des semaines terrestres.
Un appel d’offres devrait rapidement être publié par la NASA. Il misera sur la conception et l’envoi d’un réacteur capable de produire 100 kWatts d’électricité. En ce qui concerne les matériaux radioactifs nécessaires à son fonctionnement, on ne sait pas encore quand ni comment ils rejoindront la Lune.
La NASA veut retourner sur la Lune. Avec le retour de Donald Trump au sein du bureau ovale, le satellite naturel de la Terre est le plus grand (et le seul) objectif de l’agence. Mais si les ambitions du 47e président des États-Unis n’ont pas vraiment de limites, il veut, dans le même temps, faire de grosses économies.
Face à ce dilemme, la NASA réfléchit à toutes les solutions à sa disposition. Elle envisage notamment de construire une centrale nucléaire à la surface de la Lune. Si l’idée peut paraître complètement hors-sol, elle répond à un besoin concret, vital même à toute exploration humaine en dehors de l’orbite.
Habiter la Lune (et plus tard Mars) ne peut pas se faire sans énergie. L’électricité est une constante obligatoire à toutes missions d’explorations lointaines. Si les panneaux solaires sont une solution (utilisée par les rovers depuis des décennies), leur production n’est pas fiable. Elle tombe même à zéro pendant les longues nuits lunaires, qui durent des semaines terrestres.
Un appel d’offres devrait rapidement être publié par la NASA. Il misera sur la conception et l’envoi d’un réacteur capable de produire 100 kWatts d’électricité. En ce qui concerne les matériaux radioactifs nécessaires à son fonctionnement, on ne sait pas encore quand ni comment ils rejoindront la Lune.
Si le besoin constant d’énergie pousse la NASA à sérieusement envisager l’idée d’une centrale nucléaire sur la Lune, d’autres motivations agitent l’agence spatiale américaine. Son administrateur par intérim, Sean Duffy, l’explique très clairement. « Il est essentiel d’agir rapidement. »
Pour cause, il y a quelques mois, Pékin puis Moscou ont annoncé tour à tour vouloir construire une centrale nucléaire sur la Lune. Elles devraient voir le jour avant 2030. « Le premier pays à le faire [installer un réacteur nucléaire sur la Lune] pourrait potentiellement déclarer une zone d’exclusion, ce qui empêcherait considérablement les États-Unis d’établir la présence prévue dans le cadre du programme Artémis » assure Sean Duffy, conscient que cette course à l’espace n’a jamais aussi bien porté son nom.
Les inquiétudes de la NASA sont bien réelles, surtout que les zones intéressantes pour s’installer durablement sur la Lune ne sont pas nombreuses. Le pôle Sud de notre satellite fait partie des régions visées.
Si la Chine ou la Russie parvient à y installer un réacteur nucléaire, elle pourrait condamner la zone et ainsi exclure les autres nations. Les précieuses ressources présentent sur place (notamment de l’eau sous forme de glace), seront donc à la seule disposition de cette nation. Autrement dit : premier arrivé, premier servi.
avec presse citron