
Le président Emmanuel Macron, invité du 13 heures de TF1 ce lundi 15 juin en marge du G7 qu’il accueille à Évian, a détaillé son calendrier pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le chef de l’État a rappelé qu’un vote parlementaire décisif allait avoir lieu avant le 15 juillet, et qu’il devrait permettre une application de la mesure dès septembre. La promesse présidentielle prend (enfin) forme, d’autant plus qu’elle s’inscrit aussi dans un mouvement international qui s’est brutalement accéléré ce même lundi.
Sur le plateau de TF1, le ton d’Emmanuel Macron était plutôt optimiste quant à l’entrée en vigueur prochaine de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. « Les parlementaires vont voter la loi avant le 15 juillet. Et donc sur cette base-là, on prendra les textes pour que ce soit mis en œuvre à la rentrée de septembre », a-t-il précisé. Concrètement, dès le mois de septembre, sauf retournement de situation ou couac technique, plus aucun nouveau compte ne pourra être créé par un mineur de moins de 15 ans, si l’on en croit le président.
Sur le fond, le président balaye les critiques sur une mesure jugée trop simpliste. « Les meilleurs spécialistes l’ont établi, (les réseaux sociaux) c’est mauvais pour nos enfants et nos ados. Ça les plonge dans une grande solitude (…), parfois c’est un lieu de harcèlement et en fait, ça brouille leur développement personnel, sensible, sensoriel, cognitif. » L’objectif est ainsi de dégager aux jeunes plus de temps pour l’école, le sport et la lecture.
Quelques heures avant l’interview du président de la République, Keir Starmer, le Premier ministre britannique, annonçait l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans au Royaume-Uni, en ciblant Snapchat, TikTok et Instagram. « Les réseaux sociaux rendent les enfants malheureux. Ils facilitent le harcèlement et les abus », a-t-il tranché, tout en promettant une loi avant Noël pour une entrée en vigueur début 2027.
Le Canada a aussi dégainé jeudi dernier une annonce similaire, sans calendrier précis toutefois. Reste, côté français, une dernière étape technique avec l’avis de la Commission européenne, attendu autour du 10 juillet, avant celui de la commission mixte paritaire, chargée de mettre d’accord l’Assemblée nationale et le Sénat. De quoi transformer le souhait d’un président en course contre le chronomètre.
via clubic