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Publié Le 21 juillet, 2026 1:00 pm

Une révolution grâce à l'Intelligence Artificielle en Afrique - AFRICA WEB  FESTIVAL

Un an après le premier sommet africain pour une IA africaine, organisé dans la capitale rwandaise en avril 2025, le Rwanda est placé au premier plan de l’IA for Good Global Summit, événement dédié à l’IA organisé à Genève. Sous l’égide des Nations unies, Paul Kagame a été désigné pour le présider aux côtés de Marc Benioff, PDG de l’entreprise américaine Salesforce.

Lors du discours d’ouverture, le président rwandais a appelé « à un accroissement des investissements dans la jeunesse africaine et dans les capacités en IA, affirmant que le continent a un rôle crucial à jouer dans la construction de l’avenir de l’économie numérique mondiale ».

Le choix des mots n’est pas anodin. L’Union africaine, et plus particulièrement son Conseil de paix et de sécurité (CPS), s’est intéressée à la création d’une IA continentale « harmonisée »,  mais l’objectif reste lointain, qualifié de « techno optimisme ».

Car, en l’état, « l’écosystème africain de l’IA dépend déjà d’entreprises américaines, chinoises et européennes, ainsi que de centres de données du Moyen-Orient. Cela fait de l’Afrique un consommateur d’IA importée plutôt qu’un producteur souverain et fiable ».

 

Le rôle clé du Rwanda

Selon ce titre panafricain, la souveraineté en matière d’IA se définit par la capacité d’un État, d’une institution ou d’une entreprise à développer, héberger, réglementer et utiliser des systèmes d’IA avec une autonomie réelle, « plutôt que de dépendre excessivement d’infrastructures externes, de fournisseurs de services dits ‘cloud’ et de jeux de données ».

Pour pouvoir développer une IA, il faut des infrastructures capables de fournir de l’électricité en quantité suffisante, du matériel informatique, des dispositifs de refroidissement et des infrastructures physiques qui permettent d’assurer « la connectivité et les écosystèmes de données » nécessaires.

Or l’électricité reste un grand obstacle pour le continent. Selon l’Agence internationale de l’énergie, l’Afrique a un réseau électrique « inégalement réparti », l’Afrique du Sud et l’Afrique du Nord « représentant 65 % de cette capacité », souligne ISS Africa, qui permet au continent de produire au total seulement 3 % de l’électricité mondiale.




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