
Ces derniers sont des infrastructures informatiques hébergées sur un satellite. En juillet, comme le rapporte Clubic, l’entreprise d’Elon Musk a déposé une demande pour 100 000 satellites Starlink de troisième génération auprès du régulateur américain des télécommunications.
Or, cette initiative de SpaceX soulève certaines interrogations car la combustion libère de la vapeur d’aluminium, de silicium et de cuivre à haute altitude, une nouvelle forme de déchets électroniques. En effet, cet aluminium pourrait contribuer à une dégradation de la couche d’ozone sur plusieurs décennies et modifierait la capacité de l’atmosphère à retenir ou à renvoyer la chaleur du Soleil.
De plus, les métaux embarqués par les satellites se dispersent dans l’atmosphère, une fois désorbités. Le cuivre ou l’or, par exemple, se retrouvent hors de portée de tout recyclage. C’est pourquoi, avant toute licence d’exploitation, des organisations de sécurité spatiale réclament une étude d’impact environnemental actualisée au titre du National Environmental Policy Act. SpaceX compte se lancer progressivement puisqu’elle veut d’abord limiter le nombre de satellites lancés afin de mesurer les effets environnementaux réels.
Si le lancement des premiers exemplaires est prévu pour l’année prochaine, Amazon conteste le dossier de SpaceX. Selon l’entreprise fondée par Jeff Bezos, le projet est «au mieux un exercice de communication, au pire une tentative de s’approprier la priorité sur d’immenses ressources orbitales sans intention réelle de déploiement». Selon elle, il est impératif de lancer 200 000 satellites de remplacement chaque année pour entretenir une telle flotte. SpaceX a répondu en déplorant une «erreur de compréhension élémentaire».
L’entreprise spatiale d’Elon Musk SpaceX a annoncé mardi vouloir construire une vaste base spatiale en Louisiane, dans le sud des Etats-Unis, pour au moins 100 milliards de dollars. Elle sera destinée à accueillir chaque année «des milliers de vols» de Starship, la mégafusée qu’elle développe actuellement au Texas pour mener des voyages vers la Lune et Mars ou encore envoyer des datacenters dans l’espace, à-elle détaillée. «Aujourd’hui marque un tournant décisif pour la Louisiane», a salué le gouverneur républicain Jeff Landry de l’Etat dans un communiqué.
Situé en bordure du Golfe du Mexique, rebaptisé «Golfe de l’Amérique» par l’administration Trump, le terrain choisi est plus de deux fois et demi plus grand que la capitale américaine Washington. La base spatiale qui y sera installée doit compter «à terme plus d’une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d’effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète !», a assuré Elon Musk sur son réseau social X. La construction devrait débuter l’an prochain, avec un premier lancement de Starship prévu sur le site en 2029.