
Selon les autorités à Moscou, la messagerie aurait à plusieurs reprises enfreint la législation nationale. Le Kremlin reproche notamment à l’entreprise son manque de coopération avec les instances gouvernementales, estimant que Telegram refuse de répondre aux exigences imposées par la loi russe.
D’après les médias d’État, l’enquête est menée par le Service fédéral de sécurité (FSB), qui soupçonne Durov de « facilitation d’activités terroristes ». Aucune précision supplémentaire n’a été donnée à ce stade concernant les éléments matériels retenus contre le dirigeant.
Telegram, application particulièrement populaire en Russie et dans plusieurs pays issus de l’ex-URSS, fait régulièrement l’objet de critiques de la part des autorités. Ces dernières affirment que la plateforme servirait de vecteur à des activités illégales et évoquent même une possible infiltration par des services de renseignement occidentaux et ukrainiens.
De son côté, l’entreprise a rejeté ces accusations, niant toute implication dans des faits de nature criminelle. Cette nouvelle étape judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes entre la société et les autorités russes, déjà marquées par des désaccords sur la régulation des contenus et l’accès aux données.