
On se souvient justement de l’envolée régulière de ce métal précieux, réputé pour être une valeur refuge, au cours des trois dernières années. Mais cette euphorie a semblé prend fin à la fin du mois de janvier, et une dynamique inverse s’est enclenchée alors que l’or avait atteint les 5 600 dollars l’once, soit une baisse d’un peu moins de 30%.
Reste une question de taille : pourquoi un tel reflux ? D’après nos confrères, la valeur de l’or recule sous la pression d’un dollar renforcé et d’anticipations de taux d’intérêt élevés sur la durée. La progression des obligations du Trésor américain et la hausse du billet vert depuis le début de la semaine rendent le métal précieux, libellé en dollars, plus onéreux pour les acheteurs étrangers.
Le prix de l’or « se recouple de plus en plus avec les rendements réels », selon Christopher Wong, stratégiste chez Oversea-Chinese Banking Corporation, cité par nos confrères. En clair, les investisseurs se tournent vers des placements plus rémunérateurs à l’heure actuelle.
Cela dit, l’or conserve un soutien de taille, car la demande des banques centrales reste très solide. Leurs achats ont fortement accéléré au premier trimestre, pour atteindre leur plus haut niveau depuis plus d’un an, et les enquêtes menées auprès de ces institutions laissent entendre que la tendance devrait se poursuivre.
Pour rappel, la Banque de France a révélé ce mardi 24 mars avoir dégagé un gain en capital avoisinant les 13 milliards d’euros. Cette manne financière découle d’une stratégie de modernisation de ses stocks d’or.
L’institution financière s’attèle en effet depuis 2005 à substituer ses avoirs historiques ou hors normes par des lingots répondant aux standards internationaux actuels. C’est cette méthode qui permet de s’affranchir des contraintes liées au raffinage.
via press citron